Cellules NCH612
1 104,00 CAD$*
Les produits sont expédiés congelés, dans de la glace carbonique, à l'intérieur de cryotubes. Chaque cryotube contient généralement 3 × 10⁶ cellules pour les lignées adhérentes ou 5 × 10⁶ cellules pour les lignées en suspension (voir le certificat d'analyse du lot pour plus de détails).
Renseignements généraux
| Description | La lignée cellulaire NCH612 est une lignée oligodendrocytaire dérivée d’un patient, issue de tissu cérébral humain, qui constitue un modèle de recherche pertinent pour l’oligodendrogliome anaplasique (grade III selon l’OMS). Cette lignée cellulaire porte la mutation IDH1 R132H, une altération génétique caractéristique fréquemment associée aux oligodendrogliomes. Cette mutation entraîne des modifications épigénétiques, notamment le phénotype de méthylation des îlots CpG des gliomes (G-CIMP), qui contribue au développement et à la progression de la tumeur. Il convient de noter que la lignée NCH612 présente une délétion partielle des bras chromosomiques 1p et 19q, une caractéristique génétique couramment observée dans les oligodendrogliomes et associée à un meilleur pronostic ainsi qu’à une meilleure réponse à certaines thérapies. Des études ont démontré que le NCH612 est particulièrement sensible à la décitabine (DAC), un inhibiteur de la méthyltransférase d’ADN. Le traitement par la DAC entraîne une réduction de la prolifération cellulaire et de la formation de colonies, principalement par la régulation à la baisse de TERT (transcriptase inverse de la télomérase) et la régulation à la hausse de p21, un inhibiteur de kinase dépendant des cyclines impliqué dans la réponse aux dommages à l’ADN. Il est intéressant de noter que cette sensibilité semble liée à la présence à la fois de la mutation IDH1 et de la codélétion 1p/19q, car d’autres lignées cellulaires de gliomes présentant une mutation IDH1 mais dépourvues de cette délétion, comme la lignée NCH1681, se montrent résistantes à la DAC. Ces résultats suggèrent que les thérapies épigénétiques comme le DAC pourraient être particulièrement efficaces dans les oligodendrogliomes anaplasiques porteurs d’une mutation IDH1 et présentant une codélétion 1p/19q. Des analyses moléculaires plus approfondies révèlent que le traitement par le DAC dans les cellules NCH612 entraîne un enrichissement des voies liées à la réplication de l’ADN, à la régulation du cycle cellulaire et à la fonction lysosomale, ce qui éclaire le mécanisme d’action du médicament. La répression de TERT par le DAC est médiée par p21, ce qui souligne le rôle crucial de cette voie dans la réponse à la thérapie épigénétique. Compte tenu de son profil génétique et épigénétique bien défini, la lignée NCH612 constitue un modèle in vitro précieux pour l’étude de la biologie des oligodendrogliomes anaplasiques et pour le développement de thérapies ciblées destinées aux tumeurs porteuses d’une mutation de l’IDH1 et présentant une codélétion 1p/19q. |
|---|---|
| Organisme | Humain |
| Tissu | Cerveau |
| Maladie | Oligodendrogliome anaplasique, grade III selon l'OMS, mutation IDH1 (R132H) |
Caractéristiques
| Âge | 39 ans |
|---|---|
| Genre | Homme |
| Origine ethnique | caucasien |
| Propriétés de croissance | Culture de sphéroïdes |
Données réglementaires
| Référence | NCH612 (numéro de catalogue Cytion 300121) |
|---|---|
| Niveau de biosécurité | 1 |
| NCBI_Numéro d'identification fiscale | 9606 |
| Cellosaurus - Numéro d'enregistrement | CVCL_x913 |
Données biomoléculaires
Manipulation
| Milieu de culture | DMEM : F12 de Ham (1:1), p/v : 3,1 g/L de glucose, p/v : 2,5 mM de L-glutamine, p/v : 15 mM d’HEPES, 0,5 mM de pyruvate de sodium, 1,2 g/L de NaHCO₃ (référence Cytion 820400a) |
|---|---|
| Suppléments | Ajouter au milieu 5 mg/L d’héparine, 20 ng/mL de bFGF, 20 microgrammes/L d’EGF, 5 mg/L d’insuline, 100 mg/L de transferrine, 5,2 microgrammes/L de sélénite de sodium, 6,3 microgrammes/L de progestérone, 161,1 microgrammes/L de putrescine et 50 mg/L d’hydrocortisone |
| Repiquage | Pour la repiquage de cultures de sphéroïdes, commencez par dissocier mécaniquement les sphéroïdes en effectuant 5 à 10 mouvements de pipetage de haut en bas à l’aide d’une pipette Eppendorf munie d’embouts filtrants de 1 000 μl. Ensuite, centrifugez le mélange à 300 g pendant 5 minutes à température ambiante pour précipiter les cellules. Éliminez le surnageant et remettez le culot cellulaire en suspension dans un milieu de culture frais. Enfin, transférez les cellules remises en suspension dans de nouveaux récipients de culture afin de favoriser la poursuite de la formation de sphéroïdes. Cette approche garantit une dissociation efficace des sphéroïdes et les prépare à poursuivre leur croissance dans un nouvel environnement. |
| Densité de semis | 1 × 10⁵ cellules/mL |
| Renouvellement des fluides | Il faut ajouter du milieu frais tous les 2 à 3 jours (de 2 à 5 ml selon la taille du flacon de culture cellulaire). |
| Rétablissement après le dégel | Prendre son temps. Après la décongélation, laisser les cellules se remettre du processus de congélation pendant au moins 48 heures. |
| Milieu de congélation | Comme milieu de cryoconservation, nous utilisons un mélange composé de 50 % de milieu de base + 40 % de FBS + 10 % de DMSO, ou du CM-1 (numéro de catalogue Cytion 800100), qui contient des osmoprotecteurs et des stabilisateurs métaboliques optimisés afin d’améliorer la récupération et de réduire le stress induit par la cryoconservation. |
| Décongélation et culture des cellules |
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| Atmosphère d'incubation | 37 °C, 5 % de CO₂, atmosphère humidifiée. |
| Conditions d'expédition | Les lignées cellulaires cryoconservées sont expédiées dans de la glace sèche, dans un emballage isotherme validé contenant suffisamment de réfrigérant pour maintenir une température d’environ −78 °C pendant tout le transport. À la réception, inspectez immédiatement le conteneur et transférez sans délai les flacons dans un lieu de stockage approprié. |
| Conditions d'entreposage | Pour une conservation à long terme, placez les flacons dans de l’azote liquide en phase vapeur à une température comprise entre environ −150 et −196 °C. L’entreposage à −80 °C n’est acceptable qu’à titre d’étape intermédiaire de courte durée avant le transfert dans l’azote liquide. |
Contrôle de la qualité et analyse moléculaire
| Stérilité | La contamination par les mycoplasmes est exclue à l'aide de tests basés sur la PCR et de méthodes de détection des mycoplasmes par luminescence. Afin de s’assurer qu’il n’y a aucune contamination bactérienne, fongique ou par des levures, les cultures cellulaires font l’objet d’inspections visuelles quotidiennes. |
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